Cascade des Rois en Martinique : une randonnée en rivière, pas une simple balade
La Cascade des Rois se situe dans le secteur de Saint-Pierre, au nord de la Martinique. Pour l’atteindre, le parcours décrit remonte la rivière Roxelane, puis la Morestin, avec des passages dans l’eau et sur des rochers glissants. Prévoyez une sortie de plusieurs heures, mais vérifiez d’abord le départ autorisé et la météo : les accès mentionnés diffèrent, et la rivière peut monter rapidement après des pluies.
Sommaire :
Choisir son départ avant de prendre la route
Deux repères reviennent dans les descriptions de l’accès : Savane Morestin et un pont sur la Roxelane, sur la route de l’Habitation Depaz. Ils ne doivent pas être considérés comme des départs interchangeables. Le cheminement, la distance et les conditions d’accès peuvent varier selon le point retenu.

Un chemin privé est notamment signalé dans les descriptions. Avant de partir, renseignez-vous auprès de l’office de tourisme du Morne-Rouge sur l’ouverture de l’accès envisagé et les éventuelles restrictions. Une trace GPS ancienne ou le passage d’autres randonneurs ne constituent pas une autorisation de traverser une propriété.
Depuis Fort-de-France ou Saint-Pierre
Depuis Fort-de-France, rejoignez le secteur de Saint-Pierre, puis utilisez les indications correspondant précisément au départ confirmé. DOM Loisirs et Culture annonce plus d’une heure de route depuis Fort-de-France. Le site signale aussi une circulation dense en semaine sur certains axes, de 7 h à 9 h 30 et de 17 h à 18 h 30 : gardez une marge pour ne pas commencer la randonnée trop tard.
Depuis Saint-Pierre, la route de l’Habitation Depaz constitue un repère pour l’accès associé au pont sur la Roxelane. En revanche, aucun emplacement de stationnement aménagé ne peut être garanti ici. Vérifiez localement où laisser le véhicule, sans bloquer un portail, un chemin agricole ou la circulation. Si l’accès est fermé ou interdit, ne cherchez pas à contourner l’obstacle.
De la Roxelane à la Morestin : comprendre le cheminement
La particularité de cette randonnée est de progresser en grande partie dans le lit de la rivière, plutôt que sur un sentier continu. Le récit de DOM Loisirs et Culture décrit une remontée de la Roxelane, puis une bifurcation vers la Morestin à la confluence. Cette succession est le repère général à retenir, mais elle ne remplace pas un itinéraire détaillé et actualisé.
La marche alterne passages dans l’eau, appuis sur les rochers et contournements d’obstacles par les berges lorsque le terrain le permet. Une grotte est mentionnée après environ 30 minutes de progression dans le récit local. Ce temps reste indicatif : chercher ses appuis ou accompagner un groupe peu habitué à la rivière ralentit sensiblement l’avancée.
Téléchargez une trace hors ligne avant le départ et vérifiez qu’elle correspond bien à votre accès. À une intersection, ne choisissez pas une branche uniquement parce qu’elle paraît plus facile. Si les repères ne concordent plus, revenez au dernier point identifié plutôt que de poursuivre au hasard.
À l’arrivée, la chute et son bassin s’inscrivent dans un décor de forêt tropicale, de rochers et de végétation dense. TourCrib attribue à la cascade une hauteur d’environ 20 mètres. L’intérêt de la sortie tient aussi à cette approche au fil de l’eau : mieux vaut avancer tranquillement que chercher à tenir un chronomètre.
Durée et difficulté : des estimations à ne pas mélanger
Les descriptions ne portent pas toutes sur un parcours identique. Il serait trompeur d’associer la distance d’une trace au temps annoncé pour une autre. Voici les principaux repères, avec leur origine.
| Description | Distance et durée | Difficulté annoncée |
|---|---|---|
| TourCrib | 1 h 30 à l’aller ; 3 à 4 h aller-retour avec pause baignade | Intermédiaire |
| DOM Loisirs et Culture | Environ 2 km à l’aller ; 1 h à 1 h 30 pour rejoindre la cascade | 5/10 |
| Trace Wikiloc publiée le 6 juillet 2022 | 5,63 km aller-retour ; 1 h 26 en mouvement et 2 h 52 au total | Facile |
La trace Wikiloc indique également 90 m de dénivelé positif et 90 m négatif, avec des altitudes comprises entre 103 m et 196 m. Ce relief modéré ne résume pas l’effort : l’équilibre sur les pierres, les franchissements et la résistance du courant comptent davantage que sur une promenade classique.
Pour organiser votre journée, réservez une plage de plusieurs heures, avec une marge pour le retour. Le temps « en mouvement » d’un enregistrement ne comprend pas toutes les pauses et ne constitue pas un objectif à reproduire.
Une sortie adaptée à quel public ?
Le parcours convient surtout aux marcheurs à l’aise sur un terrain irrégulier et mouillé. DOM Loisirs et Culture évoque les enfants de plus de 8 ans, sous conditions : cet âge n’est pas une garantie d’aptitude. L’aisance dans l’eau, l’attention et la capacité à franchir les obstacles doivent guider la décision. Pour une première randonnée aquatique, un accompagnement professionnel peut être préférable.
Pluie, courant et baignade : les raisons de renoncer
Reportez la sortie en cas de fortes pluies, d’alerte météo ou de débit préoccupant. TourCrib présente décembre à mai comme la période généralement plus favorable et recommande d’éviter août à octobre. Le calendrier ne suffit toutefois pas : les précipitations récentes et les prévisions sur le bassin versant restent déterminantes.
Contrairement à une marée, la montée d’une rivière n’obéit pas à un horaire prévisible. Un rocher émergé à l’aller peut être recouvert au retour, et un passage facile devenir infranchissable. Observez quelques repères fixes pendant la progression : eau gagnant sur une pierre, courant qui se renforce, débris entraînés ou changement soudain de couleur. Ces signes doivent conduire à interrompre la progression et à gagner un endroit sûr, sans tenter une traversée devenue dangereuse.
La baignade est évoquée dans le bassin au pied de la chute, mais elle n’est ni garantie ni sans risque. Renoncez si le courant est fort, si l’eau monte ou si vous ne pouvez pas évaluer les conditions. Ne sautez pas : la profondeur et les obstacles immergés ne sont pas établis. Avec des enfants, maintenez une surveillance rapprochée et ne confondez pas eau calme en surface et absence de danger.
Préparer son sac et garder un programme souple
Partez tôt, avec un équipement conçu pour être mouillé. L’accroche des semelles et le maintien du pied priment sur l’apparence de la chaussure : une chaussure dite étanche peut malgré tout se remplir lors d’une immersion.
- Des chaussures fermées à bonne accroche, adaptées aux passages en rivière.
- De l’eau potable et une collation pour toute la sortie.
- Des vêtements supportant l’humidité et une tenue sèche pour le retour.
- Une protection étanche pour le téléphone, la trace téléchargée et les clés.
- Une petite trousse de premiers secours, ainsi que des protections contre le soleil et les moustiques.
Prévenez un proche du parcours prévu et de votre heure de retour. Ne comptez pas sur la présence de services ou sur une couverture téléphonique continue. Emportez tous vos déchets et évitez de piétiner inutilement les berges pour contourner un passage.
Après la randonnée, Saint-Pierre ou l’Habitation Depaz peuvent compléter la journée, selon leurs conditions de visite. La montagne Pelée mérite une préparation distincte plutôt qu’un ajout improvisé. Gardez surtout la possibilité de remplacer la cascade par une visite moins exposée si la météo ou l’accès ne permettent pas de partir sereinement.
